MALTRAITANCE, SE MÉFIER DES ÉVIDENCES

Lien social - n° 810 - 28 septembre 2006

Problématique :

Les enfants victimes de violence doivent-ils systématiquement suivre une thérapie ?

Arguments développés par l’auteur :

Ressentiment lié au passé :

  • Diriger systématiquement les enfants victimes d’abus sexuels vers des psychothérapies ravive des souvenirs très pénibles. Chaque enfant étant différent, il ne réagira pas de la même manière après avoir subi une violence. Certains auront besoin d’en parler alors que d’autres, non.

Intériorisation de la souffrance chez l’enfant :

  • L’enfant peut se replier sur lui-même et refuser tout dialogue. Le fait de parler de ce qu’il a vécu sera comme une nouvelle violence. L’enfant refusera d’en parler et s’isolera des autres pour se protéger. Il ne voudra pas reconnaître qu’il a subi des violences sexuelles.

Aspect positif :

  • Cependant une psychothérapie peut être très utile voire nécessaire pour de nombreux enfants. Cela leur permettra d’évacuer toute la peur et le mal être qu’ils ont accumulé. Et ainsi, de tourner la page sur toute cette histoire, pour pouvoir aller de l’avant.

Mon point de vue sur cet article :

Je trouve cet article très intéressant, car cela m’a permis d’avoir un avis beaucoup plus nuancé sur le sujet.

Je partage le point de vue de l’auteur, car je pense que chaque enfant est différent donc réagit différemment à une violence subie.

Néanmoins, certains, pour reprendre une vie stable, auront besoin d’être suivis psychologiquement, et de comprendre certaines choses liées à leur agression.

D’autres, au contraire, vivront comme une double agression le fait de faire ressurgir ce qui les a fait souffrir et le fait que la société les pousse à dire ce qu’ils veulent oublier