Les mineurs étrangers victimes d’une politique aberrante

Lien social_ n°809_ 15 juin 2006

Problématique : Quel est l’intérêt de former de jeunes mineurs étrangers, si l’on doit les expulser dans leur pays d’origine, à l’âge adulte ?

Arguments de l’auteur contre l’expulsion :

Des difficultés socio-économiques : le retour au pays d’origine est le plus souvent quelque chose de négatif pour les jeunes immigrés, car leurs familles s’étant endettées pour leur permettre d’arriver en France, il n’est pas envisageable qu’ils rentrent "les mains vides".

Problème de société des pays d’origine : les taux de chômage dans les pays d’origine sont tellement élevés, (on donne l’exemple de la Roumanie, où le taux de chômage est de 70%), qu’ils ne trouveront pas de travail, et cela, même avec une formation professionnelle.

Les besoins de la France : On sait qu’en France, dans les 10 années à venir, dans les secteurs professionnels de la restauration et du bâtiment on manquera de professionnels. Et ce sont justement pour ces métiers que sont formés ces jeunes immigrés.

Je pense que la migration des personnes issues des pays en voie de développement, n’est bénéfique que s’il y a un retour vers le pays d’origine. Afin d’y utiliser les compétences acquises à l’étranger, ou alors y investir une partie de son capital économique ou intellectuel.

Car je pense que la migration n’est pas seulement la conséquence du sous-développement de certains pays, mais qu’elle en est aussi une des causes principales.

Car si l’on veut que ces pays en voie de développement, deviennent un jour des pays développés, il faudrait que la population ayant migré, et qui aujourd’hui a acquis des compétences professionnelles, rentre au pays d’origine pour contribuer à son développement.

Vos commentaires

  • Les mineurs étrangers victimes d’une politique aberrante 16 janvier 2007

    je partage ton opinion. Mais je pense avant tout que si la France prend la responsabilité d’accueillir des personnes étrangères elle devrait donc leur assurer une vie décente. Car les personnes étrangères quittant leur pays le font par défaut et non pas par envie.

    chalihane BOUKHARI