La théorie du big-bang

La naissance de l’univers reste un évènement qui reste difficile à expliquer pour nos scientifiques avec leurs gros télescopes. Mais reprenons un peu notre histoire !

Tout d’abord remontons en 1920 avec Monsieur Edwin Hubble qui découvre à l’aide de son télescope que les galaxies s’éloignent de nous, et ce d’autant plus vite qu’elles sont éloignées de nous. Fait troublant qui, loin de nous faire penser que nous sommes au centre de l’univers, nous suggère une autre solution. Mais quelle solution ?

Repassons le film à l’envers, c’est à dire qu’au lieu de s’éloigner de nous, les galaxies se rapprochent. On arrive ainsi à un moment où toute la matière se retrouve condensée en un point bien précis et d’où tout est parti. Un point ? Toute la matière de l’univers ? Et c’est là où le cerveau de physicien amateur que nous sommes ne comprend plus. Comment peut-on concentrer toute la matière de l’univers en un point ? C’est pourtant ce que la théorie du Big Bang suggère. Considérons le développement de cet univers grâce à cette théorie :

Au temps zéro, qui est inaccessible au physicien, l’univers est d’une dimension nulle et d’une température infinie. Eh bien oui, imaginez toute la matière de toutes les galaxies, contenant des milliards d’étoiles, contenant des milliards d’atomes, concentrés en quelque chose d’inférieur à un atome, c’est que ça devait chauffer là-dedans... La science ne peut donc commencer à étudier l’univers qu’avec t > 0.

Quelques milliardièmes de milliardième de milliardième de seconde plus tard, la petite bulle d’énergie pure qu’est le point de départ de l’univers, se met à enfler de façon spectaculaire, en une fraction de seconde elle multiplie sa taille par 1050, soit un 1 suivi de 50 zéros... Et les petites fluctuations d’énergie qui apparaissent sont multipliées par ce coefficient, ce qui crée des fluctuations immenses.

Puis vient Monsieur Einstein avec sa bonne vieille équation E=mc2 (c étant la celerité de la lumière), qui permet la transformation de l’énergie en matière. A ce stade faisons une pause... En effet l’ère de la matière peut commencer mais avec elle apparaît aussi l’ère du "temps" car, pour ce monsieur Einstein, l’espace et le temps sont, d’une certaine manière, "fabriqués" par la matière, le tout formant un trio indissociable. Donc le temps apparaît...

Continuons doucement, car là se joue une bataille qui marquera le sort de l’univers. En effet, la matière est crée dans deux états : matière et antimatière, et comme vous le savez, les deux ne s’aiment guère et s’annihilent mutuellement. Dès qu’un atome matière croise un atome d’antimatière, ils se touchent et se "détruisent" en deux photons (les photons sont des particules de masse nulle porteuses d’énergie, elles sont le véhicule de l’énergie lumineuse). Mais alors comment cela finit-il ? Eh bien, pour une raison que l’on ignore, il y aurait eu un peu plus de matière que d’antimatière, c’est pour cela qu’il n’en existe plus un grain, tout à été consumé. Ensuite les photons bourrés d’énergie se baladent dans l’univers, mais en raison de sa froideur extrême, ils perdent de l’énergie et se reconvertissent en matière. L’univers est matière, et il existe une donnée impalpable : le temps. Tous les ingrédients sont bons pour que l’univers continue son extension via la matière. Il aura fallu 30.000 ans pour achever le commencement de l’ère de la matière.

Puis, peu à peu, la matière s’organise en amas, pour donner des molécules de plus en plus complexes (tout commence avec l’hydrogène qui est composé d’un proton et d’un électron qui gravite autour, puis vient l’hélium, et ainsi de suite. Pour mieux comprendre se référer à la classification périodique des éléments).

A partir de là des galaxies vont se former puis des étoiles en pagaille et ainsi de suite. Pour la suite, c’est une autre histoire...

Krisnen, Kevin, et Kends.