La souffrance de l’enfant témoin de violences conjugales

Lien Social n° 788 - 9 Mars 2006
Problématique : Violences conjugales : une culture du silence ?

Le silence d’un parent victime de violences conjugales a des conséquences sur le développement, le comportement de l’enfant.

Les arguments de l’auteur :

  • Carences affectives : la mère est perturbée, moins disponible pour l’enfant
  • L’enfant instrumentalisé : utilisé par le parent agressé pour se protéger et le parent agresseur pour culpabiliser la mére
  • Choix affectif : l’enfant doit choisir entre ses deux parents qu’il aime
  • Changements du comportement de l’enfant : attitude négative, distante, enfant moins investi dans sa vie familiale et sociale et rejet possible de l’un des parents
  • Culpabilité : L’enfant se sent responsable de la situation

Mon point de vue :

Les arguments de l’auteur sont importants ; ils impliquent l’enfant autant que les parents quelle que soit la situation ou les repercussions. C’est souvent oublié lors des problémes conjugaux ; malgré tout je pense que la mère ne doit pas se taire c’est pourquoi elle doit en parler avec l’enfant afin de le déculpabiliser.

Vos commentaires

  • La souffrance de l’enfant témoin de violences conjugales 17 décembre 2006, par MATHIEU Laura Tsms
    Je partage les arguments de l’auteur et le point de vue de Sosdwine du fait que lorsqu’un enfant est témoin de violences conjugales il va servir d’objet aux parents c’est-à-dire que les parents vont se justifier aux yeux de l’enfant. Je remarque un ordre chronologique dans les arguments de l’auteur c’est-à-dire que le premier argument va être un facteur du deuxième et ainsi de suite jusqu’au dernier. En ce qui concerne l’enfant je pense que le manque d’affectivité qu’il aura subit pourra peut-être déclencher chez lui un effet d’intériorisation c’est-à-dire qu’il va acquérir une maturité plus tôt que d’autres enfants non victimes de violences conjugales, ou encore quand l’enfant en question sera un adulte il va vouloir rechercher un(e) conjoint(e) qui lui apportera une affectivité qu’il n’aurait pas eut. Et enfin je pense qu’il pourrait y avoir un autre effet, à ces violences conjugales, sur l’enfant, quand il deviendra adulte c’est que lorsqu’il aura fondé une famille (avec conjoint(e)et enfant(s)), il va y reproduire ce qu’il aura vécu dans son enfance comme quelque chose de normale.