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La Pierre de Rosette

L’image présentée ci-dessus est la pierre de Rosette. D’une dimension de 112 par 76 centimètres (par 28 cm d’épaisseur), la pierre est en granodiorite, un matériau fréquemment assimilé à tort à du basalte ou du granite. C’est cette pierre qui a permis de résoudre l’énigme de l’écriture égyptienne. Cette decouverte est l’oeuvre de Jean François Champollion.
La pierre de Rosette est un fragment de stèle d’origine égyptienne portant trois versions d’un même texte, dans deux langues (égyptien ancien et grec ancien) et trois systèmes d’écritures (hiéroglyphes, démotique et grec). Elle fut découverte dans le village de Rachid (Rosette) le 15 juillet 1799 durant la campagne d’Égypte de Bonaparte. En mai 1821, les travaux de Champollion prennent un tour décisif. Pour percer le mystère de ces signes étranges, Champollion comprend qu’il lui faudra posséder la langue copte qui panache le grec avec des caractères démotiques, dernier stade de la simplification successive de l’écriture égyptienne. Il avait une faculté, c’était une personne doué pour les langues étrangères qu’il collectionne à l’envie : hébreu, arabe, araméen, persan et syriaque puis apprend le copte et l’amharique qui lui ont permis de pouvoir pousser ses études plus loin.
Sachant que c’est le nom de Ptolémée (à gauche) qui est inscrit sur la cartouche de la pierre de Rosette, il parvient à en déduire les principes de l’écriture égyptienne. Il en déduit que les hiéroglyphes (on en recense environ 5.000) ne sont pas seulement des idéogrammes, contrairement aux préjugés ambiants. Ils peuvent aussi dans un même texte servir de signe phonétique comme nos lettres de l’alphabet. Elle fut la pièce-clef dans le déchiffrement de l’égyptien hiéroglyphique.
Le texte inscrit sur la pierre est un décret ptolémaïque énonçant les décisions prises le 27 mars -196 18e jour du deuxième mois d’hiver de l’an 9 du règne de Ptolémée V Épiphane par l’assemblée des prêtres égyptiens réunis à Memphis pour honorer Ptolémée V Épiphane. La dernière phrase indique que ce décret devra être inscrit sur une stèle de pierre dure, dans l’écriture des mots des dieux (hiéroglyphes), l’écriture populaire (démotique) et la langue grecque.
auteur de cet article : KONATE Boubou
LM Radio