Accompagnement des personnes polyhandicapées : reflexion autour d’une éthique

LIEN SOCIAL n°794 - 20 avril 2006

Problématique : Les polyhandicapés : une population qui dérange ?

Arguments de l’auteur :

  • Statut : L’auteur met en avant le fait que se sont des personnes à part entière, qui ont besoin de soutien humain et matériel
  • Comportement : Il faut faire en sorte qu’on ne caractérise pas une personne polyhandicapée comme une "vulgaire" personne invalide, il faut réellement la considérer, comme une personne normale tout en tenant compte de ses difficultés.
  • Prévention : Quand les parents s’aperçoivent que l’enfant qui va naître va être handicapé, il est préférable de recourir à une I.V.G. (interruption volontaire de grossesse) car malgré toutes les mesures prises pour que les personnes polyhandicapées s’"adaptent" à la société, leur chance d’insertion est malheureusement proche de zéro.

Mon opinion :

Je pense qu’une personne polyhandicapée a autant le droit de vivre qu’une personne dite "normale", sauf qu’il faut que la société s’adapte beaucoup plus à ces personnes. En effet sans parler uniquement des personnes polyhandicapées, combien y a t’il de rampes pour les gens en fauteuil roulant ? Comment font les personnes aveugles pour se repérer dans les transports en commun ? A partir de là, je pense que l’aide ne peut pas venir juste de quelques institutions spécialisées mais il faudrait mettre en place une politique de santé afin d’adapter "notre vie quotidienne" à "leur vie quotidienne".

Ensuite, effectuer une I.V.G pour qu’il n’y ait plus de personnes polyhandicapées serait une façon trop radicale pour remédier à ce problème de société, en effet, ce serait revenir à une sorte de système de dictature où la vie d’une personne handicapée aurait moins de valeur qu’une personne normale, et cela reviendrait ensuite à porter un jugement de valeurs. Ce n’est pas aux parents de sacrifier la vie de leur bébé qui va naître, c’est à la société de faciliter l’adaptation du bébé, puis de l’enfant et ensuite de l’adulte, car "les personnes naissent libres et égaux en droits..."